Londres se classe deuxième parmi les meilleures villes du monde, mais le tourisme au Royaume-Uni recule à la 7e place

Londres reste une puissance mondiale, tandis que de nouveaux classements et chiffres relatifs aux dépenses des visiteurs mettent en lumière les défis plus larges auxquels est confrontée l'économie touristique britannique.

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Alors que Londres conserve sa place parmi les villes les plus dynamiques au monde, le Royaume-Uni perd du terrain en matière de compétitivité touristique.

Il convient notamment de noter qu’elle s’est classée deuxième dans l’indice des villes mondiales 2026 d’Oxford Economics, derrière New York et devant Paris.

Le Royaume-Uni occupe néanmoins toujours la septième place de l’indice de développement du voyage et du tourisme du Forum économique mondial. Il a toutefois perdu quatre places depuis 2019, tout en conservant le même classement que l’année dernière.

Parallèlement, le Parti conservateur a plaidé en faveur du rétablissement des achats hors taxes pour les touristes non ressortissants de l’UE remplissant les conditions requises. Cette proposition s’inscrit dans le cadre de la volonté du Royaume-Uni de stimuler les dépenses des visiteurs internationaux et de rivaliser avec les principales destinations touristiques mondiales.

Londres occupe la deuxième place parmi 1 000 villes du monde entier

Dans son « Global Cities Index » 2026, Oxford Economics a classé Londres en deuxième position parmi 1 000 villes.

New York s’est classée en tête, tandis que Paris occupait la troisième place. Seattle et San Francisco complétaient le top 5.

Cet indice évalue les villes selon cinq critères : l’économie, le capital humain, la qualité de vie, l’environnement et la gouvernance.

Londres s’est particulièrement distinguée en matière de capital humain, se classant à la première place mondiale dans cette catégorie.

Près de 40 % des Londoniens sont nés hors du Royaume-Uni, selon le reportage de la BBC consacré à cet indice.

Cette population internationale favorise la diversité de la main-d’œuvre tout en contribuant au rayonnement culturel et culinaire de la capitale.

De plus, Londres continue d’attirer les visiteurs grâce à ses grands musées, ses monuments historiques, ses lieux de divertissement et ses quartiers marqués par la présence de communautés internationales.

La ville a également obtenu d’excellents résultats en matière de mesures environnementales, malgré sa taille.

Des mesures telles que la taxe sur la congestion et la zone à très faibles émissions visent à lutter contre les embouteillages et les émissions nocives.

Par conséquent, Londres continue d’allier sa puissance économique et ses talents internationaux à des initiatives visant à améliorer la qualité de vie en milieu urbain.

Le Royaume-Uni recule en matière de compétitivité touristique mondiale

Les résultats de Londres contrastent avec la position générale du Royaume-Uni dans le classement du tourisme établi par le Forum économique mondial.

Le Royaume-Uni s’est classé septième de l’indice de développement des voyages et du tourisme 2026, avec un score de 5,08.

Le Japon arrive en tête du classement avec une note de 5,27, suivi des États-Unis avec 5,23 et de l’Espagne avec 5,22.

L’Australie s’est classée quatrième avec 5,18, tandis que la France suivait avec 5,17.

L’Allemagne s’est classée sixième avec 5,09, devançant de justesse le Royaume-Uni.

Cependant, la Grande-Bretagne n’a pas reculé dans le classement au cours de l’année écoulée.

Sa septième place est restée inchangée par rapport à l’année précédente. En revanche, le pays a perdu quatre places depuis 2019.

Cet indice évalue 110 économies à travers 17 critères regroupés en cinq grands axes.

Il s’agit notamment des infrastructures, des ressources touristiques, du développement durable, de la politique touristique et de l’environnement économique au sens large.

Par conséquent, ce classement ne se limite pas à mesurer le nombre de visiteurs ou la satisfaction des touristes.

Elle examine plutôt dans quelle mesure les destinations peuvent soutenir efficacement le tourisme tout en préservant leur résilience et leur compétitivité à long terme.

Le tourisme atteint des niveaux records alors que les pressions s’intensifient

Ce dernier classement est publié alors que le tourisme international continue de se développer.

Selon les chiffres cités en marge de l’indice du Forum économique mondial, un nombre record de 1,5 milliard de personnes ont effectué des voyages internationaux en 2025.

Par ailleurs, le tourisme a apporté une contribution de 11 600 milliards de dollars à l’économie mondiale et a permis de maintenir 366 millions d’emplois.

Toutefois, cette croissance a entraîné de nouvelles pressions au Royaume-Uni et à l’échelle mondiale.

Le tourisme est devenu moins abordable dans 75 % des économies évaluées.

Par ailleurs, le secteur pourrait être confronté à une pénurie de 43 millions de travailleurs d’ici 2035.

Les investissements ont également eu du mal à suivre le rythme de la demande croissante en matière de voyages.

Par conséquent, le rapport du Forum économique mondial met davantage l’accent sur la manière dont les destinations se préparent aux perturbations et se remettent d’événements imprévus.

Parmi les défis récents, on peut citer les phénomènes météorologiques extrêmes, les incendies de forêt, les vagues de chaleur et les perturbations du trafic aérien.

Mme Cara Morton, directrice générale des activités et opérations mondiales du groupe Zurich Insurance, a souligné l’importance croissante de la préparation.

« Ce n’est pas seulement une question de bonne gestion des risques. C’est ainsi que l’on reste compétitif », a déclaré M. Morton, selon Insurance Business.

Par conséquent, la présence de sites touristiques attrayants ne suffit peut-être plus à elle seule à garantir de bons résultats dans le domaine du tourisme.

Les destinations ont de plus en plus besoin d’infrastructures fiables, d’une connectivité numérique, d’un plan de gestion des crises et d’effectifs suffisants.

Les conservateurs britanniques proposent de rétablir les achats hors taxes

Dans ce contexte, le Parti conservateur britannique a proposé de rétablir les remboursements de TVA pour les visiteurs éligibles originaires de pays hors de l’Union européenne.

Le parti a annoncé cette proposition le 21 septembre.

Dans le cadre de ce dispositif, les touristes non ressortissants de l’UE remplissant les conditions requises pourraient se faire rembourser la TVA sur les biens éligibles achetés en Grande-Bretagne et emportés à l’étranger.

L’ancien dispositif de remboursement de la TVA sur les ventes à l’exportation offrait des remboursements similaires avant sa suppression en 2021.

Il convient notamment de noter que le précédent gouvernement conservateur a supprimé ce dispositif.

Cette nouvelle proposition concernerait dans un premier temps les visiteurs non ressortissants de l’UE.

Toutefois, les conservateurs ont déclaré qu’ils pourraient ultérieurement étendre cette mesure aux touristes de l’UE si des éléments de preuve venaient étayer son intérêt économique.

Le parti estime que le rétablissement des achats hors taxes pourrait attirer jusqu’à 2,35 millions de visiteurs supplémentaires.

Par ailleurs, elle prévoit que cette mesure pourrait générer 4,1 milliards de livres sterling de dépenses supplémentaires.

Ces chiffres correspondent à des estimations du Parti conservateur et non à des résultats établis de manière indépendante.

Le gouvernement actuel a critiqué cette proposition, la qualifiant de revirement par rapport à la politique antérieure des conservateurs.

Un porte-parole du ministère des Finances a également souligné que les visiteurs étrangers peuvent déjà bénéficier d’une exonération de la TVA dans certaines circonstances.

Cela s’applique lorsque les commerçants expédient les marchandises achetées directement à des clients situés en dehors du Royaume-Uni.

Les dépenses des visiteurs restent inférieures aux niveaux d’avant la pandémie

Ce débat intervient alors que le Royaume-Uni continue de s’efforcer de tirer le meilleur parti des retombées économiques du tourisme international.

Selon les estimations de VisitBritain citées dans des articles récents, le nombre de visiteurs internationaux aurait retrouvé en 2024 un niveau proche de celui d’avant la pandémie.

Toutefois, les dépenses des visiteurs, corrigées de l’inflation, sont restées inférieures de 8 % à leur niveau d’avant la pandémie.

Cet écart contribue à expliquer l’intérêt renouvelé porté aux mesures visant à inciter les touristes à dépenser davantage lors de leur séjour en Grande-Bretagne.

Néanmoins, la politique fiscale ne représente qu’une partie du défi plus large auquel le Royaume-Uni est confronté en matière de tourisme.

L’indice du Forum économique mondial (WEF) indique que les infrastructures, l’accessibilité financière, la durabilité et la résilience influencent de plus en plus la compétitivité d’une destination.

Par ailleurs, la deuxième place occupée par Londres au classement mondial des villes montre que la Grande-Bretagne conserve un atout touristique international de premier plan.

Le défi consiste désormais à transformer cet attrait en une amélioration des résultats touristiques et des dépenses sur l’ensemble du Royaume-Uni.

Photo de David Monaghan sur Unsplash

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